Mélancolie

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# 10/02/2010 à 02:28 Chlodweg
La mélancolie ? N' y êtes vous pas sensible ? La musique est un passeur d' émotion, si le substrat qui la fait vivre fait défaut, on ne peut cultiver tout ce qu' on pourrait. J' ignore si c' est le cas de Beethoven, mais je souffre d' une peur panique de l' eau. Je pense pourtant que ce n' est pas un héritage de ma vie précédente mais la conséquence malheureuse des efforts maladroits d' une maitresse d' école pour m' apprendre à nager. Disons pour faire court qu' elle me jeta tout simplement à l' eau et que mon instinct qui est plutôt farouche a interprété cela comme une tentative de noyade. Je suppose que c' est pour cette raison que je suis passé des années durant à côté de la très belle scène au bord du ruisseau de la Pastorale. Peut-être est-ce le même instinct secret qui m' a conduit à revenir près des bords d' eau ? Combien de fois me suis-je promené sur les rives du Doubs, non sans me demander comment les pouvoirs publics pouvaient tolérer qu' on en approche d' aussi près … à cause du danger … Je ne me suis jamais beaucoup embarrassé de logique; je fais ce dont j' ai envie sans me soucier des esprits chagrins. J' ai du oublier que j' avais peur de l' eau. J' avais oublier qu' il y avait une rivière à un kilomètre et demi de chez moi, mes pas m' y portèrent sans laisser à mon esprit le temps d' y réfléchir. La scène au bord du ruisseau se rétablit d' elle-même sans laisser le temps à mon esprit de comprendre. Mais entre temps, j' étais tombé malade de ce mal mystérieux. J' ai lu une étude allemande sur les maladies auditives qui dit que le bruit de l' eau a un effet apaisant. Il est possible que les mêmes causes aient produit les mêmes effets.
Difficile de vous dire quelque chose si vous n' êtes pas sensible à la mélancolie, cette tristesse mêlé de gravité … C' est elle qui fonde le gros du romantisme allemand, de l' opéra italien et de tant d' autres choses. Que faire sauf attendre qu' une expérience vous y emmène ? C' est pour cela que je suis toujours si pressé d' avoir tel objet ou de lire tel livre, trop tôt, c' est inutile, après, la saison en est passé.
Je me souviens aussi la fois où un de mes amis de fac m' avait demandé comment écouter Wagner. Je suis resté interloqué par sa question, cela me semblait tellement bête que j' avais failli lui répondre en me moquant : avec les oreilles, sans doute. Il m' a toujours semblé qu' il suffit d' écouter la musique pour qu' elle trouve son chemin à l' intérieur de l' âme. Il a bien fallut que je me rende compte que chez la plupart des gens, cela n' est pas aussi simple. Pour autant, je n' ai pas de réponse, sauf peut-être de l' écouter avec son cœur, de ne lui opposer aucune résistance, aucune barrière, aucun préjugé …
Evidemment, c' est bien triste car cela m' interdit tout à fait de parler de Chopin alors qu' il a si souvent enchanté mes levées de soleil d' été, au même titre que bien des sonates de jeunesse de Beethoven, en plus triste sans doute. Pas la peine de songer à Schubert alors que je le trouve souvent bien plus conventionnelle que Beethoven, sauf pour la symphonie inachevée, dommage qu' il ne l' ai pas fini, vraiment c' était prometteur mais il est sans doute mort avant d' avoir vraiment concrétisé tous ces talents. Oublier Schumann, mort schizophrène … Je tremble du peu de cas que vous feriez des gracieuses fantaisies et charmants enfantillages de Tschaikovski. Ne pas songer à Brahms … Faut-il aussi oublier Grieg, Smetana et Sibelius ? Ils ont chanté les paysages qui étaient ceux de leurs pays, leurs légendes et leur histoire.
Etant enfant, j' ai été surpris qu' on puisse pleurer en chantant alors qu' il me semblait qu' on ne devait chanter que pour exprimer la joie, mais c' est possible et même plus encore. Songer à l' hymne à la Joie lui-même et surtout à tout ce qui le précède. Cette Joie ne nous est pas donnée, elle est conquise de haute lutte, elle n' exclut nullement la souffrance qui la fait éclore. De l' aveux même de Beethoven, joie et souffrance sont intimement liées.
Je suis toujours si triste de ne pouvoir communiquer mes sentiments et de ne pouvoir réparer quelques injustices qui est faites à tel ou tel compositeur pour le remercie de ce dont je lui doit. Envers la musique, ma dette est infinie.
# 13/02/2010 à 18:58 Chlodweg
Le bouleau est mon arbre préféré. Je crois qu' il l' est devenu le jour où mon père à coupé les deux grands bouleaux qui étaient dans le jardin. Ils étaient trop grands, trop gros, trop près de la maison. J' avais sept ou huit ans, j' ai eu beau les défendre que cela n' était pas de leur faute si un imbécile les avait planté là et qu' ils n' avaient pas de pieds pour retourner dans la forêt. C' est un malheur que les arbres n' aient pas de pieds … C' est un malheur qu' ils ne puissent pas se défendre … Cela les rend meilleurs et plus constant que nous. Beaucoup de gens sont allergiques au bouleau et je ne les traite qu' avec le plus grand des mépris. Pour un grand bonheur ne peut on pas supporter quelques inconvénients. Si le bouleau est rempli de pollen et de graines minuscules, ils attirent aussi toutes sortes d' insectes et les oiseaux les plus beaux que j' ai jamais vu … des oiseaux tout roses. Avec ces arbres, c' est bout de mon coeur que mon père a scié à la base et avec les oiseaux, c' est un peu de mon âme qui s' est envolé à tire d' aile. Et à chaque arbre ce fut pareil, à chaque rivière qu' on canalisait, à chaque berge qu' on « aménageait », à chaque haie qu' on faisait sauter parce que les parcelles sont vraiment trop petites et que ça n' est pas pratique pour les tracteurs … Je me suis demandé en me promenant çà et là où étaient passé mes souvenirs accroché après le houblon sauvage, les sorbiers et les acacias, où j' avais laissé le parfum de l' églantine et de la violette blanche. Beethoven disait qu' il aimait plus un arbre qu' un homme et moi, je l' ai regardé avec mépris : tu crois cela, moi, je les ai même pleuré.
J' ignore où je suis passé entre 1827 et 1974. Les bouddhistes croient qu' on peut passer un temps au paradis ou en enfer avant de se réincarner. Je n' en sais rien. Je sais juste que je ne supporte plus ce monde. Je me tuerais pas mais je souhaite mourir le plus vite possible. Que fut la musique sauf un mensonge de plus ? Las de souffrir ce tout ce que l' on détruisait autour de moi de morceaux de mon âme, je me suis réfugié dans la musique. Elle devint mon petit royaume à elle seule, où pouvait renaître tout ce qui était mort, où il y avait des gens à qui ce confier, où la beauté et l' amour régnaient partout. Mais nul homme n' est fait pour vivre seul et je me pris à vouloir faire rentrer des êtres vivants dans mon rêve, mais tous me regardèrent comme un fou et tous se détournèrent. Je lisais l' autre jour une lettre bien triste de Beethoven où il offrait son amitié à une petite fille de dix ans qui habitait l' autre bout du pays et qui lui avait écrit en cachette. Il faut bien que sa vie ait été vide de tout être humain digne de ce nom … Oui, j' ai cherché partout, j' ai proposé à mon amitié à tout le monde, mais personne n' en a voulu.
Hier, je suis allé au concert, seul comme toujours. Je remarque que parmi les gens qui vont au concert, je suis le seul à y être toujours seul. Les autres y viennent en famille ou au moins entre amis … J' avais demandé à quelqu' un de ma connaissance de m' y accompagner qui bien sûr n' avait pas voulu. J' étais bien fatigué et rendu bien triste. Les gens sont sans parole. Comme je l' avais suivi dans le pire bouge de ville, il m' avait promis en échange de m' accompagner là où il me plairait. Je savais bien que tout cela n' était que des paroles en l' air mais cela ne m' a pas empêcher de partir avec une grosse pierre dans le cœur.
Au programme, il y avait Haydn et Schubert. Pendant le concerto pour hautbois de Haydn, je me suis endormi. J' étais épuisé et rempli par la tristesse. Je me suis réveillé à l' entracte tout baillant. Une femme me regardait en souriant son fils endormi dans ces bras. Les autres semblent toujours si heureux … Je lui rendit son sourire et passais mon chemin. Je revint pour la seconde partie, la symphonie N°8 Inachevée de Schubert. C' est réellement la plus belle et tout le monde se demande pourquoi il ne l' a jamais fini. Schubert était un homme d' une timidité maladive. Je me souviens avoir lu qu' il allait dans tous les endroits où allait ordinairement Beethoven dans l' espoir de le voir mais qu' il n' osa jamais lui adresser la parole. Quelques uns de ces amis lui montrèrent de ces Lieder, Schubert a toujours excellé sur les petites formes, il les lu et les trouva jolis sans plus. Schubert est mort jeune lors d' une épidémie de typhus. Il n' a jamais parlé à son idole et son idole ne s' est jamais aperçu de son existence. Ainsi vont les choses. Schubert n' a jamais été aussi personnel dans sa façon d' écrire et toutes ces symphonies (9 comme Beethoven) sont relativement conventionnelles, classiques pourrait on dire … sauf la 8ème précisément. Peut-être est-ce pour cela qu' il ne l' a jamais fini parce qu' elle exprime pour la première fois la sensibilité personnelle de celui qui l' a écrit et que c' est toujours dur de ce mettre à nu devant les autres ? Haydn aussi a connu Beethoven, puisqu' il a été son professeur. Et ces deux là ce se sont pas compris non plus. Haydn trouvait la personnalité de son jeune élève vraiment trop fantasque et trop déconcertante. Il est vrai que tout séparait le musicien de cours qu' était Haydn et celui qui ne s' est jamais perçu que comme résolument indépendant. Une histoire raconte que Beethoven embaucha un second professeur pour faire les exercices de composition que lui imposait Haydn. J' avoue que je suis un peu tenté de la croire car il paraît que le vieux Haydn n' était pas très attentif comme professeur et que les corrections et les explications manquaient souvent, aussi il est bien possible qu' il ait embauché quelqu' un d' autre pour traduire ce que lui demandait l' autre. En même temps Haydn commis l' erreur d' exiger trop. Lorsque Beethoven publiait son premier numéro d' opus contenant les trois premiers trios avec piano, Haydn voulu qu' il fasse éditer en première page qu' il était son élève. Beethoven s' en offusqua et alla crier partout qu' il ne le méritait pas car il ne lui avait jamais rien appris. Farouche esprit d' indépendance ou peut-être qu' au fond, il y avait une part de vérité dans la chose. A sa mort, Beethoven lui voua son admiration et l' appela gentiment « papa Haydn ». Coléreux mais pas rancunier …
# 14/02/2010 à 20:54 PFB
Tout d'abord,je crois que personne n'ignore la mélancolie elle existe en tout être humain.Par contre je pense qu'elle ne doit pas être omniprésente sinon elle ne porte plus le même nom mais plutôt celui de regret...ou tristesse ou...
Pour l'eau dont tu as si peur et bien moi je dois te dire que je suis le contraire,j'adore l'eau et lorsque j'ai la chance de nager j'en ressens un immense bien,ca me détend beaucoup.Mais il est normal je crois que toi tu en aies peur si on t'as jeté dedans étant petit,ce n'est pas la bonne manière d'apprendre à un enfant à nager surtout losqu'il en a déjà peur même si l'instinct de survie nous force à y arriver si jamais on y tombe et bien c'est pas une raison pour agir comme à agit ta maitresse selon moi.
Pour ce qui est de pleurer en chantant ca m'a fait tout drôle que tu dises ca car ma mère pleurait et pleure encore losqu'elle chante,il faudrait lui demander plus de précision la dessus...elle viendra bientôt j'en suis sûre.

Je ne comprends pas pourquoi on dénigre le bouleau dans ton coin car ici il est quand même bien aimé.Il est vrai que tout les arbres sont beau et ils représente une grande puissance à mes yeux par leurs grandeur et aussi pour le fait qu'ils nous aident beaucoup nous tous habitant cette terre,animaux,humains etc...Comme tu le dis,que ferais les oiseaux sans eux.Mais parfois il est évident que nous n'avons pas le choix d'en couper si ils nous menacent mais dans la mesure du possible il faut à tout prix leurs laisser la place qu'ils méritent pour tous ce qu'ils apportent.Ils est vrai aussi que les gens sont souvent imbécile de planter des arbres n'importe sans prendre d'abord le temps de bien choisir son emplacement pour qu'ils s'épanouissent bien ou ceux qui sont aussi imbécile de construire leurs maison trop près d'un ou des arbres sans penser que plus tard ils grandiront et grossiront.Même les arbres mort peuvent avoir leurs place car moi j'en ai un ici que les pie vert ont l'air d'adorer ils l'ont troué de partout et ca permet quand même à certains oiseaux de se percher au passage.
Bon je dois arrêter d'écrire ici car mon bébé va me détruire l'imprimante à coté de moi...il a une petite porte d'imprimante dans la mainje crois que c'est pas normal elle venait pas en kit de chez ikea donc
# 17/02/2010 à 22:24 Chlodweg
Un matin, je me suis réveillé en tapant du pied : je veux le printemps ! Ce n' est pas qu' un caprice, il me semblait que quelque chose était dans l' air, un élan, un besoin, autre chose … Les jours rallongent déjà sensiblement. Pourtant ce jour là, il a commencé à neiger très fort comme les quatre jours qui ont suivi. Est-ce vraiment contradictoire ? Les Celtes autrefois, faisaient naître l' an au cœur de l' hiver et le jour au fin fond de la nuit et nous en sommes les héritiers quoiqu' on en dise. Aujourd' hui, il fait grand soleil, comme si le ciel lui-même voulait me donner raison. J' espère néanmoins que le printemps ne viendra pas trop tôt car je sais que je ne fais plus rien du tout quand il fait beau dehors. Quand il fait beau, je ne supporte plus d' être enfermé, il faut aller courir dans les près, les champs et les bois, se hâter pour voir lever les premières fleurs … Il est facile de rester sur ses leçons ou au bureau l' hiver mais l' été ? C' est aussi pour cela que je ne supportai plus Paris, l' hiver j' ai courbé l' échine, mais au printemps ? … Rester là pour respirer toute la journée la pollution, les relents de poubelles jamais vidés, pendant qu' à la maison, le moindre bosquet est plein de fleurs ?
Il a plut toute la nuit et la neige s' en est allée. En moins d' une journée, nous sommes passés de -12°C à +10°C, il y a de quoi tomber malade car l' inverse est possible aussi. Grâce à dieu, je vais bientôt rentrer chez moi, la sainte administration nous accorde magnanimement une semaine de congé qui sera pour les contrôleurs suivie de quinze jours de stage. Donc je serai trois semaines chez moi. Enfin, je rentrerai en fanfare un jour plus tôt, car le 14 mars, il y a le quatuor N°10 de Beethoven …
Mélancolie … Je ne sais. De regrets, je n' ai pas. Je me suis toujours efforcé de ne pas en avoir. Ce qui s' entrelace avec les notes de musique, ce sont des souvenirs … des souvenirs heureux avec le seul regret, c' est qu' ils soient si courts et la conscience qu' ils ne seront plus jamais quand bien même je renaîtrai mille fois. Si j' ai vraiment un regret, c' est d' avoir accepté ce travail aux impôts pour vivre. Je me maudit d' avoir besoin de manger, un toit au-dessus de la tête, des vêtements et du chauffage, parce que sans cela je serai libre. Je me maudit de m' être vendu pour de l' argent. Je sais que c' est le sort commun de tout les hommes de cette terre, mais cela ne devrait pas être ni pour moi ni pour personne. Chacun devrait être libre de ce qu' il veut faire. Sans doute, ce serait l' anarchie l' espace d' une génération, mais ensuite quel gain cela représenterai pour tous. On fait volontiers ce que l' on fait avec passion.
Le problème, c' est l' argent. C' est une chose qui ne devrait même pas exister. Déjà naturellement, il y a toujours des personnes qui ont plus et d' autres qui par malchance ou hasard ont moins … Etant enfant, je croyais qu' il n' y avait pas d' argent en Union Soviétique. Quand on m' a dit qu' il y en avait, alors j' ai répondu que c' était un pays capitaliste comme ailleurs. Quand il y a de l' argent, certains sont toujours tentés d' en avoir plus que les autres. Si on le supprime où est l' intérêt à entasser des choses. Les pierres précieuses ne vaudraient plus rien car je n' ai jamais encore vu un diamant désaltérer quand on a soif et nourrir quand on a faim. Les œuvres d' art serait jugé pour ce qu' elles sont et non pas évaluées à leur valeur vénale. J' ai trop le souvenir d' un tableau que tout le monde admirait car il était attribué à Rembrand et dont les gens se sont désintéressés quand les spécialistes ont conclut qu' il n' était pas de lui. Pourtant, c' était le même tableau avant et après … Inversement, dans la cathédrale de Clermont, il y a un tableau devant lequel tous passaient sans le voir. Mais du jour où quelqu' un s' avisa qu' il s' agissait une œuvre d' un grand peintre de la Renaissance française, les assurances pour le tableau se mirent à flamber et d' autant plus que la cathédrale de Clermont contrairement à beaucoup d' autre est toujours ouverte ! Il s' agit d' une crucifixion avec la Vierge et Saint-Jean et pour mon compte, je continue de le trouver très moyen.
Je m' égare, je m' égare toujours. Comme je le dis si souvent avec une éternelle expression de lassitude : le monde est monde est plein de choses étranges et les humains sont fous.
# 25/02/2010 à 02:04 Beethovenmaniac
Le Quatuor no:10 de Beethoven !!! mon préféré !!!

Tu en as de la chance toi !!! j'espère que tu vas avoir une petite pensée pour moi en l'écoutant...

Je viens tout juste de revenir chez-moi j'ai beaucoup de choses à faire mais j'ai décidé d'écrire un peu avant de m'atteler à la tâche...

Surtout que je m'ennuie déjà de ceux que je viens de quitter !!!

C'est sur que je suis bien heureuse de retrouver mon chez-moi et mes choses personnelles mais on devrais pouvoir transporter ceux qu'on aime dans nos bagages...

Pour le fait que je pleure quand je chante ben je m'explique : je ne suis pas triste mais mes larmes coulent comme si je pleurais... comment l'expliquer ? je n'en ai aucune idée... je ne comprend vraiment pas pourquoi...

C'est vrai que le monde est bizarre... je crois que c'est devenu ainsi par le fait qu'ils se suivent comme des moutons... à la queue leu leu... comme je dis à mon ami:la tête dans le cul de celui d'en avant...

Moi aussi je m'égare... je me sens trop anxieuse car je dois subir une opération dans un oeil... ca devrait être très bientôt et comment dire...... je n'ai pas hâte à la chirurgie mais j'ai hâte que ce soit terminé car ma vue est sensée redevenir parfaite comme avant... ma vue a toujours été parfaite et je trouve bien difficile de ne plus rien voir de mon oeil gauche... ca me déstabilise beaucoup...

Assez parlé de moi...

J,ai le projet pour très bientôt de remplacer tous les vidéos dans mon site par des petits lecteurs le son sera beaucoup mieux!!! j'ai commencé à télécharger les symphonies et le reste viendra sauf que c'est parfois difficile de les avoir avec le meilleur interprètes et au complet... exemple:ilx affichent la 9eme au complet et ca dure 20 minutes !!! cherchez l'erreur... un seul mouvement est déjà plus long que ca et la 9eme dure environ 72 minutes...

Mais je vais réussir... je ne suis pas de ceux qui abandonnent

Bien sur,ca ira beaucoup mieux quand mes deux yeux seront fonctionnels...

Pour le moment,ne portez pas trop attention si je fais des fautes d'orthographe... car parfois,je ne les vois pas

En terminant,oui... j'ai souvent de la mélancolie ou plutôt de la peine... je suis de ceux qui rient souvent avec encore des larmes dans les yeux... je passe de la tristesse au rire très facilement !!!

Les regrets ? oui et non... j'ai un passé très douloureux mais je ne peux le regretter et même si je pouvais le changer je ne le ferais pas car mes enfants en font partie... et je les adore !!!

Bon... je quitte... à bientôt

P.F.B. appelles moi et Chlodweg m'oublies pas d'avoir une petite pensée pour moi quand tu écouteras le Quatuor no:10 de Beethoven... surtout pendant le premier mouvement !!!
@+ Beethovenmaniac
# 16/03/2010 à 00:03 Chlodweg
Bien sûr que j' y pense … Je n' ai pas coutume de me désintéresser des gens parce qu' ils sont loin.
Aussi bizarre que cela paraisse, c' est un quatuor que je ne connais à peu près pas. On dirait que toute mon attention se porte sur les tous derniers. Pourtant, pour une fois, j' étais plutôt en bonne forme, enfin à grand renfort de thé car je n' avais presque pas dormi. Bon, c' est quand même une idée bizarre, d' aller jouer cette musique là. J' ai fait la moitié du chemin à pieds car les bus n' y vont pas. C' est un petit théâtre dernier la gare de marchandise, on se sent quand même un peu seul d' aller à pieds au milieu des entrepôts … Il y avait du monde, surtout des enfants et des deux jeunes, les étudiants du conservatoire qui venaient voir jouer leurs professeurs. Quelqu' un fit une présentation, on prononça le mot « furie », mais je n' est pas entendu de « furie », on a aussi parlé de presto et de prestissimo, mais c' est tout juste si j' ai entendu le presto …
Enfin, façon de parler … Dans un petit livre de solfège que j' ai acheté il y a quelque temps, il est donné comme mesure pour le moderato entre 60 et 80. J' avoue que j' en suis resté sous le choc. Entre 60 et 80, l' écart est tout simplement considérable. Pour certaine personne, 80 est déjà très rapide. Je ne parle pas de la virtuosité mais de l' impression que cela cause. Oui, disons pour faire court que ces valeurs représentent le nombre de note par minute … Et pour d' autre 60 sera vraiment lent … En substance, certaines personnes « fonctionnent » plus vite que d' autre. Pendant longtemps, on ne s' est servi que d' indications sommaires pour indiquer la vitesse d' exécution. Il se trouve que le métronome a été inventé du vivant de Beethoven, il en connaissait l' inventeur et s' est emparé très vite de cette nouveauté. Aussi, pour certaines de ces œuvres, nous disposons de valeurs chiffrées réellement objectives quant à la vitesse dont tel ou tel morceau doit être joué. Que croyez qu' il se passa ? Rien !!! C' est à dire que nos contemporains ne les utilisent pas parce qu' ils les jugent aberrantes … trop rapides … Ces constations n' ont pas peu contribué à me décourager d' écouter les interprétations de la musique de Beethoven. Il est plus que vraisemblable qu' elles soient toutes fautives pour une raison ou une autre. Je me suis donc plutôt penché sur les partitions et essayé de me représenter ce que cette musique pourrait être … Je me suis livré à diverses expérimentations dans la mesure des moyens pianistiques, rechercher des éditions de partitions les plus respectueuse du manuscrit d' origine, restituer les fameuses « aberrations » … Pour ce que j' en pense et ce que je crois, il est très possible que la musique de Beethoven soit assez différente de ce qu' on en fait actuellement. Très franchement, je crois qu' elle y gagnerait au change.
Pas très poétique comme commentaire … Pas de « furie » et ce qui est censé être un prestissimo n' en est pas un ! De manière générale, mon caractère est mauvais, en musique, il est infiniment pire et je ne crois pas que Beethoven ait été plus indulgent que moi.
Bon voilà, je suis revenu. Trois semaines avec internet qui n' a jamais voulu marcher, cela ne laisse le choix qu' entre passer l' ordinateur par la fenêtre ou en prendre son parti de le laisser éteint. Ici, cela marche mal mais quand même un peu.
Je ne peux que te souhaiter un bon rétablissement pour ton œil. Je me demande toujours comment je réagirai quand je serais assez vieux pour faire un malade. Je ne suis pas des plus patient et il y a peu de chance que je laisse facilement une tierce personne décider de ce qui est bon pour moi et de la façon dont je dois conduire ma vie. Je n' ai jamais pris les maladies très au sérieux, juste des contretemps gênants … C' est terrible que ces contretemps puissent être mortels … Ecoutez « Les méditations de Thaïs » … C' est un morceau magnifique, un de mes préférés, ce n' est pas de Beethoven mais de Massenet, un compositeur français … C' est … C' est un peu comme quand je me suis installé feuilleté un livre, un livre où j' ai appris comment j' étais mort … Je n' y ai pas cru, il fallait nécessairement que je guérisse, trop de choses à faire encore … Et tout ce que j' en tire comme enseignement deux siècles après, c' est que les médecins m' effraient plus que la maladie, maudits bouchers !!! …
Pardonnez moi ...
# 23/03/2010 à 07:51 Beethovenmaniac
Tu es tout pardonné...

C'est vrai que les médecins sont des bouchers mais je n'ai pas le choix si je veux retrouver l'usage normal de mon oeil... j'ai toujours eu une vue parfaite et je trouve difficile de fonctionner avec juste l'oeil droit... mais par contre,ce qui m'encourage c'est qu'on m'a affirmé que je retrouverais la même vision qu'avant...J'ai un rendez-vous le 6 avril mais je ne sais pas s'ils vont m'opérer à cette date...

Ca me surprend que tu n'aies pas plus aimé le quatuor no:10...Les Harpes... il ne devait pas être joué correctement... la furie dont ils ont parlé devait être un peu avant la demi du premier mouvement... moi,je l'appelle une orgie de violons... il y a les sons des violons et des pizzicatos en même temps... moi qui adore le violon,je jubile quand je l'écoute !!! As-tu écouté la version que j'ai mis en vidéos sur le forum ??? Ce n'est pas parfait mais quand-même bien...

Le métronome... Beethoven l'avait essayé avec ses amis... il a composé avec le métronome une oeuvre:La Bataille de Victoria ou La Victoire de Wellington... ou le contraire...je ne sais plus...

Quoi qu'il en soit,Beethoven ne voulait pas faire éditer cette oeuvre... il disait que c'était juste pour s'amuser... mais ses amis ont insisté et voilà notre Beethoven au grand coeur qui se laissa tenter... bien sur je n'étais pas là mais c'est ce que j'ai lu...

Bon... c'est tout pour ce soir... je ne suis pas très en forme moralement... je suis déçue... j'ai l'impression que le bonheur sur cette terre ce n'est pas pour moi... j'ai l'impression d'être de trop partout... je suis quand-même agréable... je ne montre pas ma peine... je fais même de l'humour... mais Dieu que mon âme me fait mal!!! Par chance,je vis seule.. je peux laisser couler mes larmes parfois... Ma grand-mère disait:Laver son chagrin... sauf que je ne vois aucune différence après avoir pleuré...

Sur ce... @+ portes toi bien
# 25/03/2010 à 02:18 Chlodweg
Il ne faut pas dire cela. Il y a une médecine qui vaut tout, c' est de marcher et surtout de marcher dans la nature. J' ai souvent des mouvements d' humeur très soudain, parfois très joyeux sans raison apparente et brusquement maussade sans plus de raison non plus. Mais de parler aux arbres est la chose la plus apaisante qui soit. Par contre, j' en ai peut-être tiré un enseignement dangereux, que toute ma peine vient des autres hommes et de m' isoler toujours d' avantage. Dimanche dernier, je me suis disputé avec une personne que je vois souvent pendant et hors des cours (je ne dis pas ami, je n' en ai jamais eu) sur une histoire de nuisances de voisinage. Je ne sais même pas comment et pourquoi la conversation est partie sur ce sujet. Mais la pression est montée très vite. Il se trouve que j' ai eu par le passé pas mal de soucis … Enfin, mes voisins ne supportaient rien et appelaient bruit abominable ce que d' autres appels de la musique, et aussi ce qui est la chose la plus sainte et la plus sacrée à mon cœur. Après avoir piétiné sans honte aucune tout ce à quoi je pouvais tenir, ils m' ont condamné à vivre reclus comme un rat avec le silence pour toute compagnie sous peine d' expulsion. Il se trouve que la personne avec qui je me suis disputé, travaillait précédemment dans la gestion d' immeuble et avait eu fréquemment à traiter des querelles de voisinage, selon lui j' avais tort … Oui, bien sûr, toujours tort … J' ai du me retenir de lui sauter à la gorge pour l' étrangler … Je suis parti, j' ai marché toute l' après-midi. Je veux bien continuer de parler de la pluie et du beau temps avec cette personne mais il a remué trop de choses détestables, beaucoup plus que je n' arriverais à en dire.
!!! Sacrée façon d' essayer de consoler quelqu' un !!! Trop de choses à dire, beaucoup trop … Non, je n' ai pas gardé grand chose de quatuor. Une occasion manquée ? Sans doute pas tant que cela, il est bien possible que tout cela me revienne en mémoire et qu' un beau jour, je me demande pourquoi cela ne m' avait pas intéressé avant.
J' ai commencé à m' intéressé à la musique de Beethoven bien avant toute cette histoire de réincarnation, à la musique seulement, de l' homme, je n' aurais rien pu dire de plus qu' il était allemand et sourd. Je ne me suis intéressé qu' aux grandes formes, les symphonies, Fidelio, les concertos et les ouvertures. Après cette histoire, je me suis lancé sur les petites formes. Mais il a fallut que je fasse un détour par Schubert et à ces Lieder … Les petites formes pouvaient aussi avoir leurs intérêts. Ensuite, j' ai attaqué les sonates pour piano et j' ai commencé à jouer en même temps. Il faut bien admettre que les quatuors sont les derniers venus et ils me font penser à quelque chose de bâtard, de mal défini qui serait coincé entre la sonate et la symphonie. Je crois que d' une certaine façon, je n' arriverai jamais à comprendre vraiment le quatuor tant qu' il n' aura pas trouvé précisément sa place dans mon esprit. J' ai peut-être un esprit étrange mais je ne peux pas me contenter d' aimer les choses, je dois aussi les comprendre. Un autre problème qui me hante, c' est la forme. C' est peut-être lié à ma formation. Apparemment, outre-atlantique, les choses se passent différemment, mais dans les universités européennes, le but n' est seulement d' énoncer des idées, il faut être capable de les enchainer entre elles, de les relier par des liens logiques dans une démonstration d' ensemble. Bref, cela fait que mon premier réflexe devant une partition ou même seulement à l' écoute, c' est de rechercher des parties, des articulations, en somme de comprendre comment la forme est construite. Longtemps, je m' en suis contenté.
Après cette grande crise beethovenienne, je me suis mis à m' interroger sur le contenu. Enfin, le contenu m' intéressait déjà dans la mesure où il était beau ou provoquait divers états émotionnels, c' est la légitimité de ce contenu qui s' est mis à m' obséder. Je ne sais pas si je vais parvenir à m' expliquer. Je suis passé maître dans l' exercice de la dissertation littéraire, dans la note de synthèse, le résumé de texte et autres genres indispensables pour réussir des examens ou passer des concours; si on maîtrise la forme, le contenu peut être assez pauvre, on est sûr d' avoir une bonne note … Or qu' est-ce que c' est à part de la musique classique ? C' est à dire des formes musicales assez strictes avec un contenu qui se borne à quelques jolies airs. Dans ces conditions un Haydn pouvait écrire une centaine de symphonie sans trop se fatiguer. N' importe quel homme cultivé maîtrisant bien la forme, ayant deux ou trois belles idées avec un peu de bricolage pouvait écrire quelque chose d' assez honorable. Seulement, où était le contenu ? Je me suis mis à me demander si nos universités n' étaient pas devenus des fabriques de crétins et nos brillants discours des coquilles vides. Et puis, il y a les universités américaines, beaucoup d' idées mais énoncées dans le désordre le plus affolant, cela donne des livres qui pour intéressants qu' ils soient, sont horriblement mal écrit et bien difficile à comprendre. D' où cette idée que la forme et le contenu ont chacun leur importance à condition de ne pas adopter un point de vu rigide. En somme, la forme doit s' adapter souplement à ce qu' elle contient, et les idées doivent être agencées de la façon qui leur convient le mieux.
Revenons à Beethoven … Lorsqu' il écrit ces premiers trios sous la férule de Haydn, son vieux maître entend un respect strict la forme, son élève se soucie déjà du contenu et ce contenu se met à lézarder la forme … Avant Beethoven, la musique n' avait besoin que d' être jolie, désormais, elle doit aussi être intelligente, elle doit édifier le peuple par des exemple moraux (héroïque de préférence), parler des émois de l' âme (pour les dépasser ou les exalter), de paysage de toutes sortes de choses. Le problème selon moi, c' est qu' à force de dissoudre les formes, il n' est plus rien resté et que la sensibilité des êtres humains ayant beaucoup baissée, le contenu est devenu aussi froid que la pierre. C' est ce qu' il me semble en écoutant de la musique contemporaine, qu' elle est froide ou laide ou égrillarde et déplaisante, et que la forme relève de la masturbation intellectuelle. Elle n' a tout simplement plus aucun sens. D' où mon idée, si nous voulons sauver la musique d' en revenir à quelque chose de plus raisonnable. Donc retour à Beethoven … Je l' appelle parfois : celui par qui le malheur est arrivé, d' une part parce qu' il est censé m' avoir rendu fou et parce qu' il a emmené le langage musical vers sa dissolution et j' oserai dire, jusqu' à sa disparition. Et maintenant que tout est consommé, je me demande s' il ne faudra pas réinventer la musique en partant de lui … Cela m' a entraîné loin des quatuors mais j' y reviens. Les seuls qui m' ont accroché vraiment sont les derniers qui sont de loin les plus intéressants techniquement, ce sont les plus inquiétants humainement car j' y sens une sorte de fêlure, de retenu dans les sentiments, il manque cette joyeuse exubérance des périodes antérieures. Peut-être est-ce moi qui ne suis plus capable de les sentir ?
Bon, un très long exposé pour dire ce qui me préoccupe, mais aussi pour avouer l' ensemble de ce que je ne comprend toujours pas et l' étendu de ce qui manque. Je pense souvent que ma vie ressemble à un miroir brisé. J' ai récupéré des morceaux un peu partout, un peu comme si mon esprit lui même avait des lacunes. Il y a des gens qui croient que j' ai fait des années de solfège pour jouer les morceaux que j' étudie. Mais je ne sais à peu près rien du solfège, sauf que je comprend la plupart des choses que je lis; mais celles que je ne comprend pas, je pourrais étudier durant des semaines sans rien comprendre même si ce sont des choses élémentaires, pourtant, un matin, je vais me réveiller en les comprenant ... Il y a des liens tellement étroits entre les notes dans la musique classique que l' on peut prévoir sans avoir jamais entendu le morceau, quelle note va suivre celle que l' on vient d' entendre. Parfois au piano, on peut les deviner sans lire. Dans ma tête, je les connais, sur la partition je les sais, mais si on me demande les lire, je ne le peux pas … Je m' amuse à essayer d' écrire un peu, une fois, j' ai passé toute une nuit sur quelque chose, mais le lendemain, je n' y ai plus rien compris … Avec de la patience, j' arrive à remettre des petits bouts que quelque chose ensemble, mais souvent, je me dit que c' est un miroir brisé et qu' il ne donnera jamais qu' une image décomposée quand bien même j' arriverai à tout réunir jusqu' au dernier petit éclat. Beethoven parlait dans son journal d' une lyre brisée qui ne sonnerait jamais plus … j' aimerais bien qu' il ne parle pas de moi.
Pour ton œil, courage ! … Mais méfiance aussi. Il n' y a en qu' un de ces bouchers de chirurgien à avoir mis ces sales pattes sur moi, je n' avais que 14 ans mais c' est moi qui l' ai choisi. Il y a malheureusement beaucoup de bons à rien dans cette profession. Comme partout sûrement ... sauf que c' est plus dangereux ...
# 06/04/2010 à 22:58 Beethovenmaniac
Eh oui... je marche souvent dans la nature... mais pas autant que je le voudrais car aucune forêt proche... et j'adore marcher dans la forêt... sentir le parfum de la forêt... capter ses mystères...

Et dans la forêt,l'éclairage n'est pas pareil qu'ailleurs... un peu tamisé... vert l'été... j'adore !!!

Les voisins ben j'ai le même problème que toi... et peut-être pire car j'habite dans un immeuble de 45 logements et y a des voisins partout !!!

C'est la cause principale que je dois écouter ma musique avec des écouteurs... mais j'adore écouter avec les écouteurs sur les oreilles car je me suis aperçue que j,entend beaucoup mieux les moindres notes de musique... donc,un mal pour un bien comme disait justement Beethov...j'écoute aussi beaucoup de rock metal et cette musique ne peut être écoutée qu'au maximum car sinon ce ne sont que des bruits...

C'est vrai qu'on a toujours trop de choses à dire et on en oublie toujours on a toujours l'impression d'avoir rien dit... et je crois qu'on est tous pareils la communication ne se fait pas assez dans le monde d'aujourd'hui !!!

Mais je suis sure qu'un jour,ton esprit assimilera parfaitement les quatuors et que tu vas adorer !!!

Eh oui !!! justement !!! notre Beethoven n'a pas suivi les règles strictes de la musique classique... il a innové... pas pour rien qu'il est surnommé Beethoven le révolutionnaire !!!

Oui... les derniers quatuors de Beethoven nous font ressentir tous les malheurs,maladies solitude et déception du compositeur... mais...ca ne me rend pas vraiment triste car je sais qu'il n,aurait pas voulu ca... il voulait que tout le monde soit heureux... sauf quand il était très fâché après quequ'un... mais ca ne durait pas...

Pour mon oeil,j'avais un rendez-vous aujourd'hui... la secrétaire m'avait laissé entendre que l'opération se faisait sur place... mais non... je ne sais pas du tout pourquoi elle m,a dit ca car ca se fait à l'hôpital !!!

Par contre,on est hospitalisé qu'une journée...ils sont sensés m'appeler dans 4 à 6 semaines... mais chose que je ne savais pas,il y a maintenent des frais à payer... assez élevés !!!

Rien de gratis maintenant !!!

Mais j'ai tellement hâte de retrouver ma vue parfaite !!!

@+ Beethovenmaniac
# 14/04/2010 à 01:21 Chlodweg
J' ai l' impression de flotter dans le vide, sans savoir à quoi me raccrocher. Pourtant mes sensations musicales sont meilleures. La plupart de mes collègues sont malades, moi pas, et je me demande toujours comment ils font. C' est le printemps, il ne gèle plus que de manière épisodique mais le fond de l' air reste frais. Quelques arbres commencent de prendre des feuilles. Les inspecteurs ont finis leurs écrits et hurlent dans les couloirs ivres-morts. Comme je dis toujours, si les gens savaient qui gèrent leurs impôts, ils prendraient peur … Un copain m' a invité à une méga beuverie sur la place principale de la ville. Je ne sais pas si j' irai car j' ai un concert ce soir là, la Création de Haydn. La date de mon départ de Clermont a été arrêté, je partirai le 26 mai. Les cours finissent le 21 mais j' ai un concert le 25, des Lieder de Schubert … pas possible de partir avant … Donc je ne viendrai probablement plus sur internet. Je n' en ai jamais eu un besoin véritable, alors ce ne sera pas une grosse privation.
Un autre copain qui s' amuse à tirer les cartes m' a dit que j' avais une décision à prendre. Sans doute, mais je sais aussi que cela fait longtemps que les choses restent en suspend en attendant que je me décide. En fait, la chose est assez claire, je doute beaucoup que les impôts puissent me motiver durablement, sous peine de mourir d' ennuie, il faudra que je m' investisse dans autre chose. Mais quoi ? La musique ? Je ne crois pas que ce soit très porteur. Si je propose un pur et simple retour au langage tonal, les trois quarts de la corporation me prendra à coup de cailloux. Ce serait pourtant ce qu' il y a de mieux à faire. Ecrire ? Mon écriture est particulière et mes sujets ne sont pas très vendable. Néanmoins, depuis le temps que je noirci du papier réel ou virtuel, cela fini par représenter une certaine quantité et donc une somme d' expérience.
Enfin quoiqu' il en soit, je déménage bientôt. Pour où, c' est la grande question. Probablement sur la frontière allemande ou la frontière suisse, c' est ce que j' ai demandé et la plupart des gens ne veulent pas y aller. La Suisse est très jolie et dispose d' excellentes salles de concerts. Si on m' envoie en Alsace, je serai plus proche du Rhin. Sur la fin de sa vie, Beethoven rêvait de retourner à Bonn. Peut-être est-ce moi qui réaliserai cet ultime vœu ? Je ne sais pas. La ville a du beaucoup changé et je ne suis pas sûr que la tombe de ce frère sur laquelle il voulait se recueillir existe encore. Et oui, il s' y trouvait la tombe d' un Ludwig van Beethoven mort à 6 jours en 1769, le premier fils de ces parents, le nôtre ne fut que le second. Quelque part, cette mort laisse un vide qui n' a jamais été comblé.
L' association dont je t' ai parlé organisait un voyage à Bonn mais je n' ai pas répondu. Primo, je n' aime pas les voyages organisés, je sais pas avance que j' aurais besoin d' être seul pour affronter mes démons. Secundo, ils n' avaient pas choisi la méthode la plus simple de voyager, co-voiturage depuis Paris … seulement, je n' habite plus Paris et l' idée de m' y rendre a suffit à me donner la nausée, retrouver la cohue de la gare de Lyon, les odeurs écœurantes des couloirs de métro et le caractère étouffant de la pollution m' ont découragé. Il devrait y avoir un moyen plus simple !!! Le plus simple, ce serait d' habiter sur la frontière et de s' y rendre en train … Par contre, c' est loin de chez moi … Comment tous concilier ? Selon mon tireur de cartes, c' est mon gros problème, je passe mon temps à essayer de concilier les choses plus contradictoires, en évitant au maximum de prendre une décision. Selon lui, tout cela me mènera droit dans le mur … Mais c' est sans compter sur l' ange qui veille sur moi ! Je suis bien convaincu qu' il continuera longtemps de me laisser faire toutes les bêtises qui me passent par la tête !!! Je ne suis pas très sérieux …
Enfin, je ne serai pas venu à Clermont pour rien. L' année où j' arrive, on joue du Beethoven partout, mais sur le catalogue de l' année qui vient, rien du tout ! J' ai acheté une petite copie miniature du tableau de Stieler qui date des années 1900 et qui apparemment vaudrait plus que le prix que je l' ai payé. J' ai trouvé un artisan qui serait prêt à réalisé pour moi un projet que j' ai en tête depuis longtemps, un portrait sur une pierre semi-précieuse. La seule angoisse va être le prix car l' homme en question travaille surtout pour des joaillers mais au moins ce sera une pièce unique. Au-delà de toutes les folies de mon imagination, il me restera à valider mon année scolaire et çà, ce n' est pas gagné.
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